Des éclairages diversifiés : sociologique, clinique, didactique…
Pour une approche anthropologique des savoirs, Jacques Bernardin., professeur de Formation générale à l’IUFM de Chartres, membre du GFEN. Cette approche qui permet de restituer aux savoirs leur épaisseur humaine, de les vivre comme une aventure humaine, semble propre à agir sur les résistances de certains élèves à entrer dans le monde de l’école et de l’écrit.
Malentendus et usages langagiers des élèves en grande difficulté scolaire, Stéphane Bonnéry, doctorant en Sciences de l’éducation, université Paris VIII, équipe ESCOL. (article paru dans le n° 130 de VEI-Enjeux) Stéphane Bonnéry éclaire les difficultés scolaires de certains élèves par l’idée de malentendus dans l’usage de la langue. Il analyse les écarts entre les pratiques langagières de ces élèves et celles attendues à l’école pour apprendre.
Les actes du colloque qui s’est tenu à Nantes en 2008 « Ce que l'école fait aux individus" (Colloque de sociologues de l'école) proposent deux contributions intéressantes :
Le groupe de travail de l’IGEN sur les réseaux ambition-réussite, Anne Armand, IG de lettres, dégage les thèmes prioritaires : l’accès au langage, l’action pédagogique au cœur de la classe, le diagnostic scolaire de la difficulté, Diversité Ville, Ecole, Intégration, n°152, mars 2008, SCEREN.
Devenir l’auteur de sa parole : Dominique Bucheton, maître de conférence en sciences de l’éducation à l’IUFM de Montpellier, propose une réflexion sur le rôle du langage dans la construction de la personne et de l’élève. « Fabuleuse machine à penser », à la fois « outil pour soi, pour donner forme au réel, à ses perceptions » et « outil collectif pour penser et parler ensemble, faire circuler des idées, des émotions », il peut toutefois « fonctionner à tout petit régime comme à grand régime ». La chercheuse tente de comprendre « en quoi le rapport au langage des enfants socialement, familialement ou scolairement construit est un processus différenciateur qui explique un certain nombre d’échecs scolaires. Elle brosse aussi quelques pistes didactiques. ?
Elèves en difficulté, rapport au savoir et écrit, Didier Perrier, CPC à Cherbourg-Octeville, doctorant. A quelles conditions les aides aux élèves en difficulté peuvent-elles être plus efficaces ? Didier Perrier déplace une vision réductrice de difficultés avérées, mais partielles, vers une analyse de difficultés relevant de processus plus globaux sens des activités scolaires, rapport au langage ...). Il propose quatre pistes pour influer positivement les difficultés des élèves avec l'écrit.
Elèves en difficulté, rapport au savoir et écrit, Didier Perrier, CPC à Cherbourg-Octeville, doctorant. A quelles conditions les aides aux élèves en difficulté peuvent-elles être plus efficaces ? Didier Perrier déplace une vision réductrice de difficultés avérées, mais partielles, vers une analyse de difficultés relevant de processus plus globaux sens des activités scolaires, rapport au langage ...). Il propose quatre pistes pour influer positivement les difficultés des élèves avec l'écrit.
Les représentations de la grande difficulté scolaire par les enseignants, 2005-2006, Les dossiers de la DEPP, n° 182, mars 2007. Cette étude aborde la question de la grande difficulté scolaire sous un angle inédit par la perception qu'en ont les enseignants. C'est par son étendue et son ancrage dans la durée qu'ils distinguent la grande difficulté scolaire des difficultés que peuvent rencontrer leurs élèves au quotidien.
Epistémologie, savoirs et champs d'apprentissage : questions disciplinaires. Les enregistrements vidéo de la 7e conférence de consensus de l'IUFM de Créteil (2011), qui propose une réflexion sur le rapport entre épistémologie et enseignement, dans différentes disciplines. Avec des interventions d'Elisabeth Nonnon, François Dosse, Denise Orange-Ravachol, Jean-Louis Martinand, Yannis Delmas-Rigoutsos et Erich Weider.
Des éclairages sur les difficultés dans les premiers apprentissages de la lecture
Le langage à l'école maternelle, conférence de Viviane Bouyse, Inspectrice générale de l'Education Nationale, à l'IUFM de Livry-Gargan organisée autour de quatre axes : organiser mieux la pédagogie du langage, l'oral (le langage), l'entrée dans l'écrit (du langage à la langue), un premier travail explicite sur les constituants de la langue (phonologie, écriture). ?
Mise en oeuvre de la politique éducative de l'apprentissage de la lecture au cycle des apprentissages fondamentaux. (novembre 2006). Dans ce rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale, Vivianne Bouysse, Philippe Claus, Michèle Leblanc, Martine Safra notent des points forts : le temps consacré à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture dépasse souvent ce qui est demandé dans les programmes, les enseignants ont conduit une vraie réflexion sur les supports de l'apprentissage de la lecture et dans une grande majorité des cas, les maîtres ont engagé le travail sur le code qui leur est demandé. Des points faibles sont aussi relevés : la continuité des apprentissages entre grande section de maternelle et CP est mal assurée, les activités d'écriture sont moins systématiques qu'attendu, le travail de compréhension ne semble pas bien appréhendé et la prise en charge de l'hétérogénéité des élèves demeure délicate. ?
La
lecture et son apprentissage en CP :quelques
incontournables, une conférence prononcée par Bruno
Germain, chargé de
mission auprès de l’Observatoire national de la lecture
(ONL) dans le cadre de la mise en place du plan de prévention
de l’illettrisme dans le 77 (CAPEC 77, Melun le 9 oct.
2003).
Identification
des mots écrits et traitement phonologique, une conférence
prononcée le 24 janvier 2003 par Denis Legros et Jacques
Crinon dans le cadre des réunions organisées par
la Commission départementale maîtrise de la langue
et du langage de Seine-Saint-Denis.
Comprendre
et produire des récits au cycle 2 (ou Evaluer les compétences
narratives des élèves de GS et de CP), une conférence
de Jacques Crinon dans le cadre des réunions organisées
par la Commission départementale maîtrise de la langue
et du langage de Seine-Saint-Denis.
L'erreur, outil d'apprentissage de base.Un extrait du livre de Monique Honor, Vouloir apprendre, pouvoir (se) comprendre (Chronique sociale, 2005), qui propose des pistes pour travailler avec les élèves les erreurs de lecture et favoriser ainsi la mise à jour des représentations et des procédures qui sont à l'origine de ces erreurs.
Former
de bons lecteurs à l’école - vraies et fausses
solutions – Une réflexion commune AFEF (Association
française des enseignants de français) / Cahiers
pédagogiques. (Ce texte a été publié dans
le Supplément au N° 141 de la revue Le Français
Aujourd’hui consacré à la lecture cursive).
Des éclairages sur les troubles de l’apprentissage
Pour une reconnaissance du « trouble du lire », Serge Boimare, directeur du Centre médico-psycho-pédagogique Claude Bernard de Paris. Les difficultés à maîtriser le langage écrit de certains enfants ne peuvent être considérées seulement, de façon réductrice, comme des difficultés instrumentales. Elles concernent la personne dans toutes ses composantes et le travail rééducatif ne peut prendre effet avec la plupart d’entre eux que si on les aide à renforcer ces points d’appuis identitaires dont ils ont besoin pour avancer. La pédagogie a là sa carte à jouer.
Voyage dans la tête d'un "dyslexique" : le texte d'une conférence de Frédérique Lahalle (formatrice à l'INSHEA), prononcée en 2004 et publiée dans le magazine du site Maîtrise de la langue de l'académie d'Aix-Marseille.
Les troubles du langage : compte-rendu de la journée de l'Observatoire national de la lecture (ONL) consacrée à cette question.